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Mis à jour : juin 2026

Guide métier 2026

Auto-entrepreneur Kinésithérapeute : charges, TJM et obligations 2026

Kinésithérapeute libéral en cabinet ou à domicile : profession réglementée avec convention Sécurité sociale. La micro-entreprise s'applique surtout pour les activités non conventionnées. Voici les charges et revenus réels en 2026.

≈ 23 % (CARPIMKO — estimation)

Taux de charges

37 500 €

Seuil TVA

80–200 €/j

TJM marché

Simulations 2026

Combien gagnez-vous réellement ?

NiveauTJMCA annuelNet / mois
Débutant180 €/j47 520
2 817
Confirmé300 €/j79 200
4 321
Expert / Spécialisé450 €/j118 800
Hors plafond micro

Calculs indicatifs sur base 22 j/mois, 1 part fiscale, sans ACRE ni versement libératoire. Taux URSSAF 2026.

Fiscalité

Taux de charges et seuils 2026

En tant qu'auto-entrepreneur kinésithérapeute, vos charges sociales représentent ≈ 23 % (CARPIMKO — estimation)de votre chiffre d'affaires. Ce taux inclut les cotisations retraite, maladie, allocations familiales et CSG/CRDS.

Code APE / NAF8690B – Activités des masseurs-kinésithérapeutes
Taux de charges URSSAF≈ 23 % (CARPIMKO — estimation)
Plafond micro-entreprise 202683 600 €
Franchise en base TVA37 500 € / 41 250 € (seuil majoré)

Quand passer en SASU ou EURL ?

Dès que votre CA dépasse le plafond micro-entreprise (83 600 €), vous basculez automatiquement au régime réel. Pour un kinésithérapeute, c'est le moment d'évaluer une SASU : elle permet de déduire les charges réelles (matériel, RC pro, frais de déplacement) au lieu de l'abattement forfaitaire micro, souvent plus avantageux à partir de ce niveau de revenu.

Comparer micro vs SASU pour mon CA →

Pour et contre

Micro-entreprise pour kinésithérapeute : bilan

Avantages

  • Profession très demandée, remboursement SS garanti
  • Revenus stables avec une patientèle établie
  • Spécialisations valorisées (sport, pédiatrie, neurologie)
  • Possible en cabinet de groupe ou en déplacement
  • Tarifs conventionnés régulièrement revalorisés

Limites

  • Diplôme d'État de Masseur-Kinésithérapeute (DEMK) requis (5 ans)
  • Plafond CA micro à 83 600 €/an (souvent dépassé)
  • CARPIMKO — caisse de retraite spécifique hors SSI
  • Patientèle souvent à racheter (coût variable)
  • Charges réelles élevées (loyer, matériel) non déductibles en micro

Protection

Assurances professionnelles

Responsabilité Civile Professionnelle (RC Pro)Recommandée

Exigée par la plupart des clients grands comptes. En cas de sinistre, elle couvre votre responsabilité financière. Comptez 150–400 €/an selon votre CA et votre secteur.

Questions fréquentes

Ce que vous vous demandez

Quel revenu pour un kinésithérapeute libéral en 2026 ?

Un kiné libéral en secteur urbain réalise 70 000–100 000 € de CA annuel. Après charges (CARPIMKO ~35 %, loyer, matériel), le revenu net tourne autour de 40 000–60 000 €/an, soit 3 300–5 000 €/mois. Les zones sous-denses avec aides ARS peuvent être plus rémunératrices.

Un kinésithérapeute peut-il être auto-entrepreneur ?

La micro-entreprise est utilisée pour des activités complémentaires non conventionnées (formation, coaching sportif, bien-être) ou en début d'installation avant de rejoindre le régime libéral conventionnel CPAM. L'activité principale (actes AMK remboursés) relève du régime libéral avec CARPIMKO.

Kinésithérapeute libéral : comment obtenir sa patientèle ?

Par rachat d'une patientèle existante (coût : 20 000–80 000 € selon le CA et la zone) ou installation dans une zone sous-dense (aides financières ARS allant jusqu'à 50 000 €). Le passage en cabinet de groupe avec un kiné existant est une alternative moins coûteuse.

Quelle est la caisse de retraite d'un kinésithérapeute libéral ?

La CARPIMKO (Caisse Autonome de Retraite et de Prévoyance des Infirmiers, Masseurs-Kinésithérapeutes, Pédicures-Podologues, Orthophonistes et Orthoptistes). Le taux global de cotisations sociales tourne autour de 35–42 % du bénéfice net en régime libéral classique.

Kinésithérapeute : faut-il une RC Pro ?

Oui, la RC Pro est obligatoire pour les professionnels de santé libéraux (art. L. 1142-2 du Code de la Santé Publique). Elle couvre les accidents lors des soins, les erreurs de diagnostic ou les complications non prévisibles. Budget : 150–400 €/an selon les spécialisations.