Guide métier 2026
Auto-entrepreneur Kinésithérapeute : charges, TJM et obligations 2026
Kinésithérapeute libéral en cabinet ou à domicile : profession réglementée avec convention Sécurité sociale. La micro-entreprise s'applique surtout pour les activités non conventionnées. Voici les charges et revenus réels en 2026.
≈ 23 % (CARPIMKO — estimation)
Taux de charges
37 500 €
Seuil TVA
80–200 €/j
TJM marché
Simulations 2026
Combien gagnez-vous réellement ?
Calculs indicatifs sur base 22 j/mois, 1 part fiscale, sans ACRE ni versement libératoire. Taux URSSAF 2026.
Fiscalité
Taux de charges et seuils 2026
En tant qu'auto-entrepreneur kinésithérapeute, vos charges sociales représentent ≈ 23 % (CARPIMKO — estimation)de votre chiffre d'affaires. Ce taux inclut les cotisations retraite, maladie, allocations familiales et CSG/CRDS.
Quand passer en SASU ou EURL ?
Dès que votre CA dépasse le plafond micro-entreprise (83 600 €), vous basculez automatiquement au régime réel. Pour un kinésithérapeute, c'est le moment d'évaluer une SASU : elle permet de déduire les charges réelles (matériel, RC pro, frais de déplacement) au lieu de l'abattement forfaitaire micro, souvent plus avantageux à partir de ce niveau de revenu.
Comparer micro vs SASU pour mon CA →Pour et contre
Micro-entreprise pour kinésithérapeute : bilan
Avantages
- —Profession très demandée, remboursement SS garanti
- —Revenus stables avec une patientèle établie
- —Spécialisations valorisées (sport, pédiatrie, neurologie)
- —Possible en cabinet de groupe ou en déplacement
- —Tarifs conventionnés régulièrement revalorisés
Limites
- —Diplôme d'État de Masseur-Kinésithérapeute (DEMK) requis (5 ans)
- —Plafond CA micro à 83 600 €/an (souvent dépassé)
- —CARPIMKO — caisse de retraite spécifique hors SSI
- —Patientèle souvent à racheter (coût variable)
- —Charges réelles élevées (loyer, matériel) non déductibles en micro
Protection
Assurances professionnelles
Responsabilité Civile Professionnelle (RC Pro)Recommandée
Exigée par la plupart des clients grands comptes. En cas de sinistre, elle couvre votre responsabilité financière. Comptez 150–400 €/an selon votre CA et votre secteur.
Outils
Logiciels et services recommandés
Kiné Office / Docavous
Logiciels de gestion de cabinet spécialisés kinés (télétransmission CPAM).
Doctolib
Prise de rendez-vous en ligne et réduction des no-shows.
Indy
Comptabilité micro-entreprise simplifiée.
Shine
Compte pro adapté aux professions libérales de santé.
Certains liens sont affiliés — notre sélection reste indépendante. En savoir plus
Questions fréquentes
Ce que vous vous demandez
Quel revenu pour un kinésithérapeute libéral en 2026 ?
Un kiné libéral en secteur urbain réalise 70 000–100 000 € de CA annuel. Après charges (CARPIMKO ~35 %, loyer, matériel), le revenu net tourne autour de 40 000–60 000 €/an, soit 3 300–5 000 €/mois. Les zones sous-denses avec aides ARS peuvent être plus rémunératrices.
Un kinésithérapeute peut-il être auto-entrepreneur ?
La micro-entreprise est utilisée pour des activités complémentaires non conventionnées (formation, coaching sportif, bien-être) ou en début d'installation avant de rejoindre le régime libéral conventionnel CPAM. L'activité principale (actes AMK remboursés) relève du régime libéral avec CARPIMKO.
Kinésithérapeute libéral : comment obtenir sa patientèle ?
Par rachat d'une patientèle existante (coût : 20 000–80 000 € selon le CA et la zone) ou installation dans une zone sous-dense (aides financières ARS allant jusqu'à 50 000 €). Le passage en cabinet de groupe avec un kiné existant est une alternative moins coûteuse.
Quelle est la caisse de retraite d'un kinésithérapeute libéral ?
La CARPIMKO (Caisse Autonome de Retraite et de Prévoyance des Infirmiers, Masseurs-Kinésithérapeutes, Pédicures-Podologues, Orthophonistes et Orthoptistes). Le taux global de cotisations sociales tourne autour de 35–42 % du bénéfice net en régime libéral classique.
Kinésithérapeute : faut-il une RC Pro ?
Oui, la RC Pro est obligatoire pour les professionnels de santé libéraux (art. L. 1142-2 du Code de la Santé Publique). Elle couvre les accidents lors des soins, les erreurs de diagnostic ou les complications non prévisibles. Budget : 150–400 €/an selon les spécialisations.