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Mis à jour : juin 2026

Guide métier 2026

Auto-entrepreneur Avocat : charges, TJM et obligations 2026

Avocat libéral en cabinet individuel ou en collaboration : la micro-entreprise est autorisée pour les avocats mais rarement utilisée à plein régime. Inscription au Barreau, CNBF, TVA et honoraires : voici les règles en 2026.

23,2 % (CIPAV — hors CNBF)

Taux de charges

37 500 €

Seuil TVA

200–1 000 €/j

TJM marché

Simulations 2026

Combien gagnez-vous réellement ?

NiveauTJMCA annuelNet / mois
Collaborateur libéral250 €/j54 000
3 124
Avocat établi500 €/j108 000
Hors plafond micro
Spécialiste / Associé800 €/j172 800
Hors plafond micro

Calculs indicatifs sur base 18 j/mois, 1 part fiscale, sans ACRE ni versement libératoire. Taux URSSAF 2026.

Fiscalité

Taux de charges et seuils 2026

En tant qu'auto-entrepreneur avocat, vos charges sociales représentent 23,2 % (CIPAV — hors CNBF)de votre chiffre d'affaires. Ce taux inclut les cotisations retraite, maladie, allocations familiales et CSG/CRDS.

Code APE / NAF6910Z – Activités juridiques
Taux de charges URSSAF23,2 % (CIPAV — hors CNBF)
Plafond micro-entreprise 202683 600 €
Franchise en base TVA37 500 € / 41 250 € (seuil majoré)

Quand passer en SASU ou EURL ?

Dès que votre CA dépasse le plafond micro-entreprise (83 600 €), vous basculez automatiquement au régime réel. Pour un avocat, c'est le moment d'évaluer une SASU : elle permet de déduire les charges réelles (matériel, RC pro, frais de déplacement) au lieu de l'abattement forfaitaire micro, souvent plus avantageux à partir de ce niveau de revenu.

Comparer micro vs SASU pour mon CA →

Pour et contre

Micro-entreprise pour avocat : bilan

Avantages

  • Profession libérale réglementée à forte valeur
  • Charges CIPAV (23,2 %) + CNBF
  • Honoraires libres (sauf aide juridictionnelle)
  • Spécialisation valorisée (droit fiscal, droit des affaires)
  • Réseau via le Barreau et les associations spécialisées

Limites

  • Inscription au Barreau obligatoire (cotisation ~500–1 500 €/an)
  • CNBF (Caisse Nationale des Barreaux Français) en plus de la CIPAV
  • Plafond CA micro à 83 600 €/an — dépassé rapidement
  • RC Pro obligatoire (assurance Barreau)
  • TVA : les avocats peuvent en être exonérés ou non selon la nature des actes

Protection

Assurances professionnelles

Responsabilité Civile Professionnelle (RC Pro)Recommandée

Exigée par la plupart des clients grands comptes. En cas de sinistre, elle couvre votre responsabilité financière. Comptez 150–400 €/an selon votre CA et votre secteur.

Questions fréquentes

Ce que vous vous demandez

Un avocat peut-il exercer en auto-entrepreneur ?

Oui, depuis la loi LME de 2008. Mais la micro-entreprise est rarement utilisée par les avocats en exercice principal. Elle est plus adaptée aux missions ponctuelles (consultations, formations) ou aux collaborateurs libéraux en début de carrière. L'inscription au Barreau reste obligatoire.

Quelle est la caisse de retraite des avocats ?

La CNBF (Caisse Nationale des Barreaux Français), distincte de la CIPAV et de la SSI. Elle est obligatoire pour tous les avocats inscrits au Barreau, quel que soit leur statut (salarié, libéral, micro-entrepreneur). Le taux de cotisation total tourne autour de 14–20 % du revenu net annuel.

Les avocats sont-ils assujettis à la TVA ?

Oui, les avocats sont en principe soumis à la TVA (20 %) sur leurs honoraires. Exceptions : les actes d'aide juridictionnelle et certains actes de postulation devant les cours d'appel. Sous le seuil de franchise de TVA (37 500 € de CA), vous pouvez bénéficier de la franchise en base.

Avocat libéral ou salarié : que choisir en début de carrière ?

La plupart des jeunes avocats commencent en collaboration libérale (pas de lien de subordination, rétrocession d'honoraires) ou en collaboration salariée. La micro-entreprise est rare en début de carrière, sauf pour des missions spécifiques. Le statut libéral classique (avec CNBF et Barreau) est la norme.

Comment fixer ses honoraires en tant qu'avocat libéral ?

Les honoraires d'avocat sont librement fixés par convention entre l'avocat et le client (sauf aide juridictionnelle). Les critères : la complexité de l'affaire, le temps passé, les spécialisations. Les tarifs courants : 150–500 €/h pour un avocat en droit des affaires ou fiscal, 80–200 €/h en droit de la famille.